UXDE dot Net Wordpress Themes

Les personnalités politiques privées de Twitter la veille d’élections ?

dans Informatique / Réagissez à cet article!

Le candidat UMP aux élections cantonales de Puteaux, Vincent Franchi a accusé son adversaire MoDem Christophe Grébert, d’avoir fait de la propagande sur Twitter dimanche dernier lors du premier tour des élections cantonales. Saisi d’une action en référé, le tribunal de Nanterre a estimé aujourd’hui que les messages postés par le candidat MoDem ne constituaient pas de la propagande après que celui-ci se soit engagé à la barre, pour éviter tout conflit, à ne pas « tweeter » dimanche prochain.

L’accusation du candidat UMP posait un véritable problème. En effet, l’article L-49 alinéa 2 du Code électoral dispose notamment que la veille d’une élection « il est interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale ».

Le candidat MoDem, utilisateur de réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter se défendait de faire de la propagande sur Twitter : « Annoncer l’ouverture ou la fermetture d’un bureau de vote, ce n’est pas de la propagande. Aucun message n’incite à voter pour moi ou le candidat UMP ».

Outre ce message, le candidat UMP, décidemment pas « geek », dénonçait également comme étant de la propagande, un tweet d’un abonné au compte du candidat MoDem qui critiquait l’organisation du premier tour des élections cantonales.

La sixième Chambre du tribunal de grande instance de Nanterre a estimé quant à lui que ces messages ne constituaient pas de la propagande électorale tout en se montrant sensible à la promesse du candidat MoDem de ne pas utiliser ses réseaux sociaux dimanche prochain lors du second tour des élections cantonales.

Il n’en demeure pas moins qu’internet et les élections ne font pas bon ménage… L’article 52 du Code électoral dispose notamment que « (…) aucun résultat d’élection, partiel et définitif, ne peut être communiqué au public par la voie de presse ou par tout moyen de communication au public par voie électronique, en métropole, avant la fermeture du dernier bureau de vote ». Cependant le Code électoral français ne s’appliquant pas… en Belgique, il reste difficile d’empêcher les électeurs d’avoir les yeux rivés sur les sites d’informations belges les jours de grandes élections ! Nul doute que les sites d’informations belges connaîtrons un record d’affluence le 22 avril et le 6 mai 2012.

Aymeric WOLF

Laissez une réponse

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>