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MEGAUPLOAD, le retour !

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Le compte à rebours est lancé… Kim Dotcom, fondateur de la célébrissime et tentaculaire plateforme MegaUpload, qui a été fermée par le FBI le 19 janvier 2012, lancera demain (19 janvier 2013) une nouvelle version intitulée Mega.

Un an jour pour jour après la fermeture de MegaUpload, attaqué par la justice américaine pour « blanchiment », « crime organisé » et multiples « infractions au copyright », Kim Dotcom lance demain son successeur, Mega.
Cependant, le dossier MégaUpload est loin d’être clos puisque en Nouvelle-Zélande, où vit Kim Dotcom, une cour d’Auckland doit statuer courant 2013 sur son extradition vers les États-Unis.

Le nouveau Mega tout comme MegaUpload permettra d’héberger gratuitement des fichiers volumineux et de les échanger avec quiconque en ligne. L’entreprise se rémunérera toujours grâce à la publicité et la vente d’abonnements Premium donnant accès à un débit (upload et download) plus important.
Mais surtout, Mega fonctionnera désormais comme un service de direct download crypté et décentralisé. Ceci marque une différence très importante par rapport à MegaUpload, d’autant plus que le service ne sera pas disponible sur le territoire américain. Ainsi Mega se protège des prévisibles futures attaques en justice.

En détails….

Chaque fichier uploadé chez Mega générerait désormais, en plus de l’habituel lien permettant de le retrouver, une clé cryptée. Celle-ci serait générée grâce à l’algorithme Advanced Encryption Standard. Selon Kim Dotcom, Mega ne devrait pas conserver la trace de cette clé cryptée unique sur ses serveurs : « Tout ce qui est uploadé sur le site restera inviolable et privé sans la clé. ».

Il s’agit ici de revendiquer le « safe harbor » prévu par le Digital Millenium Copyright Act, un texte qui concède aux plateformes de stockage (comme YouTube par exemple) le statut d’hébergeur. Dès lors, elles ne peuvent être tenues responsables de la nature illégale de certains fichiers que leurs serveurs hébergeraient.
Ainsi, pour Kim Dotcom, le nouveau Mega serait encore plus « safe » : seul l’internaute qui l’a uploadé en serait responsable. Cependant un ayant droit pourrait toujours prouver, en constatant la présence d’un fichier protégé sur Mega, que le service tomberait par exemple, en France, sous le coup de l’article L335-2-1 du Code de la propriété intellectuelle :

« Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende le fait :
1° D’éditer, de mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d’oeuvres ou d’objets protégés ;
2° D’inciter sciemment, y compris à travers une annonce publicitaire, à l’usage d’un logiciel mentionné au 1°
. »

            Mega compte donc mettre en place une deuxième barrière  : les fichiers en doublon ne seront plus supprimés. Sur l’ancien MegaUpload, des robots pouvaient en effet déterminer si un film, un jeu ou un disque était déjà présent sur les serveurs de la plateforme et décider d’effacer la copie redondante afin d’économiser de l’espace de stockage. Mega revient sur ce principe et laissera circuler autant de copies que les internautes en uploaderont.

         Ainsi si ce Mega nouvelle version existe bien tel qu’il a été présenté, il montrera avant tout que les attaques de la justice américaine et de la police néo-zélandaise ont créé ni plus ni moins un énième monstre du partage désormais solidement codé. « Une nébuleuse » qui promet d’être encore plus insaisissable que son prédécesseur…

Fanny Régnier


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